Thorin Oakenshield

 

Tout d’abord, je vous prierai de bien vouloir m’excuser du retard pour cet ultime post de présentation des Nains de Bilbo le Hobbit, mais certains problèmes techniques indépendants de notre volonté ont chamboulé le planning.
Et si vous vous interrogez de l’absence de Fyly en ces lieux, sachez que moi aussi. Mais sachez aussi qu’elle est vivante, je lui ai parlé il y a quelques jours.

Mais penchons-nous donc aujourd’hui sur le dernier Nain de la compagnie, souvent mentionné jusqu’à présent mais pas encore détaillé, je veux parler de Thorin Oakenshield, le leader de ce groupe bigarré qui va embarquer Bilbo dans des aventures auxquelles nul Hobbit n’aurait pu s’attendre.

Et pour une fois, Thorin a une biographie un peu plus conséquente que certains de ses compagnons.

Thorin n’est pas n’importe quel Nain, puisqu’il s’agit du descendant direct de Durin, fils du Roi Thráin II et petit-fils du Roi Thrór, en d’autres termes, il est le roi des Nains de la Lignée de Durin. Mais il est un roi sans royaume, puisque c’est là le sujet principal du livre et futur film qui nous intéresse sans trop vouloir en dévoiler.

Dans sa jeunesse, Thorin a combattu dans la terrible Bataille d’Azanulbizar aux côtés de son père (pour mémoire, Azanulbizar, c’est la vallée de l’entrée Est de la Moria, là où la Communauté de l’Anneau pleure la “mort” de Gandalf dans le premier film/tome du Seigneur des Anneaux).

Après celle-ci, il s’installa avec son peuple dans l’Ered Luin (les Montagnes Bleues), où il vécut jusqu’aux évènements de Bilbo le Hobbit. En 2845 (à l’âge de 99 ans, et 96 ans avant la Quête d’Erebor), à la mort de son père, il devint donc Roi de la Lignée de Durin.

Durant son règne, la colonie des Montagnes Bleues grandit et d’enrichit au point de devenir une des colonies principales du peuple Nain. Néanmoins, jamais il ne considéra les Montagnes Bleues comme son royaume, pensant constamment à reconquérir Erebor où il est né et qu’il considère comme le vrai royaume de la Lignée de Durin depuis la chute de Khazad-Dûm.

C’est en 2941, qu’il décida de partir à la reconquête de la Montagne Solitaire (Erebor), à l’issue de conversations avec Gandalf.

Il est surnommé Oakenshield (Écu-de-chêne) car lors de la Bataille d’Azanulbizar, alors qu’il se retrouva désarmé et sans protection, il s’empara d’une grosse branche de chêne qui lui servit à la fois de bouclier et d’arme et grâce à laquelle il survécut et tua certainement de nombreux Orcs.

Quelques mots maintenant sur sa représentation cinématographique. Le choix de Richard Armitage pour le jouer peut paraître surprenant au premier abord, principalement parce que Thorin est censé être le plus vieux de ces Nains dont la plupart ont pourtant assez vécu. Mais même si je pense que ce choix fait déjà hurler certain puristes, je le trouve judicieux. Il s’agit d’un rôle extrêmement physique, Thorin étant d’une fougue rarement égalée, et je pense qu’un acteur plus âgé aurait été moins convaincant. Il y aurait effectivement eu un problème de réalisme ne se posant pas forcément en littérature.
Je pense que le fait de le faire apparaitre plus vieux aurait aussi posé un problème de ressemblance avec Gandalf, surtout avec une longue barbe blanche.
Bref, jusqu’à présent, j’aime beaucoup de ce choix, les deux ou trois photos publiées de Thorin me convainquent et me rendent confident quand à l’interprétation de Richard Armitage. S’il sera différent en termes d’apparence, je pense qu’il sera très fidèle en termes de caractère et de comportement.

Voilà, notre présentation des Nains de Bilbo le Hobbit touche à sa fin, je doute reparler beaucoup du film avant sa sortie dans un an (mais qui sait ?), mais je vais finir par quelques pensées personnelles quant à l’adaptation à venir.
Je viens effectivement de finir de relire Bilbo le Hobbit que je n’avais pas relu depuis mes 12 ans, et je pense que même si cela ne plairait pas à certains fans intégristes de Tolkien, la nécessité de rajouter un certain nombre d’éléments s’impose. Et donc celle d’inventer des choses de la part de Peter Jackson. N’oublions pas qu’il s’agit à la base un livre pour enfants, et même s’il est si bon qu’il reste passionnant à lire même quand on a pas loin de 40 ans, certains personnages sont assez unidimensionnels (en fait certains des Nains du groupe n’ont pas une seule ligne de dialogue dans le livre) et un certain nombre d’épisodes demanderont à être nettement étoffés et/ou modifiés pour être convaincants sur un écran de cinéma.
Mais j’ai confiance en Peter Jackson et si certaines personnes grincent des dents face à certains éléments ajoutés, je pense qu’ils sont nécessaires, surtout pour que The Hobbit garde la même dimension épique de Lord of the Rings auquel il ne pourra pas ne pas être comparé.
Parmi ces éléments ajoutés, on sait déjà que la “mission secrète” de Gandalf apparaîtra et occupera certainement une place assez importante dans le film (surtout que d’un point de vue « historique » elle a une importance bien plus grande que la Quête d’Erebor), alors qu’elle est décrite en deux lignes dans le livre. La présence de Légolas est confirmée (et logique si on y réfléchit) ainsi que de nouveaux personnages (dont une dénommée Tauriel).

Voilà, je laisse maintenant Bilbo le Hobbit de côté dans ce blog, pour environ un an je pense.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à les partager avec nous.

 

Sources:

– Photos : TheOneRing.net

– Biographies :

  • Day, David “Tolkien, the Illustrated Encyclopedia.”  Simon & Schuster, New York. 1991.
  • Foster, Robert “The Complete Guide to Middle-Earth.”  Ballantine Publishing Group, New York. 1979.
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Gator

Parfois, je suis gentil, parfois, je ne le suis pas.

Gator

Parfois, je suis gentil, parfois, je ne le suis pas.

4 Responses

  1. Pseudo says:

    Il y a un restaurant à la Ville de Québec nommé Le Hobbit. : ) Je te le recommande, mais ce n’est pas à cause de son nom – c’est grâce à la nourriture sublime et l’ambiance tout à fait agréable. J’adore, mais il y a deux bémols: 1 – C’est situé à 750 km de chez moi (et encore plus de chez toi…) et 2 – Je ne sais pas comment prononcer en bon français le mot « Hobbit » ! (à l’anglaise? le ô-bi ?)

    J’ai mangé le boudin noir pour la première fois à ce restaurant. Je l’ai trouvé délicieux.

    • D. Gator says:

      🙂
      Je ne sais pas si j’irai au Canada dans un futur proche, mais ça pourrait intéresser Fyly (qui a bien plus de chances d’y atterrir que moi avant 2020).

      Quant à Hobbit, il n’y a pas de prononciation française (quoique les Québécois sont bien capables de nous en avoir inventé une), donc ça se prononce comme en anglais, sauf pour les francophones qui ne savent pas bien parler anglais et qui diront “obbit”.

      • Pseudo says:

        lol Je viens juste de rechercher “le hobbit” dans Google.ca, et en anglais et français également le bistro à Québec est premier dans la liste de mots clés – le film est deuxième. Et puis la troisième, la quatrième et la cinquième entrée aussi sont “le hobbit menu,” “le hobbit rue st-jean” etc. Bilbo n’y figure même pas. La bonne cuisine prévaut sur Tolkien. ; )

        Enfin, leur site web est http://www.hobbitbistro.com et ils proposent un burger de boeuf ET un burger de cerf, donc je pense que Fyly devrait y aller deux fois.

        Merci pour la prononciation. Tu me diras si je fais de fautes dans mes commentaires ? Des graves, au moins ?

        • D. Gator says:

          Si tu cherches en français sur google.ca c’est un peu logique que tu trouves le restaurant en premier, non ?

          Ah oui, peut-être ne sais-tu pas, mais The Hobbit (le livre et je présuppose le film aussi) s’appelle Bilbo le Hobbit en français, pas Le Hobbit.

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